Qualification - Classification OETAM : une attente devenue insupportable

Un accord obtenu en 2019… toujours pas finalisé
L’accord Qualif-Classif, obtenu par la CGT en mai 2019, va bientôt fêter ses 6 ans.
Six années sans finalisation.
Six années sans mise en œuvre.
Dans une entreprise comme Roquette, ce retard n’est pas acceptable.
À force de reports et de silences, cet accord indispensable est devenu une véritable arlésienne.

Sans outil fiable, pas de reconnaissance juste
Aujourd’hui, la direction ne dispose toujours pas d’un outil de pesée fiable des postes OETAM.
Conséquence directe : les postes ne sont pas correctement évalués et les attentes légitimes des salarié·e·s restent sans réponse.
Sans cadre clair, il est impossible d’assurer une reconnaissance équitable du travail, des parcours professionnels cohérents et une véritable transparence sur les évolutions possibles.
C’est toute la crédibilité du système qui est en jeu.

Reconnaître l’expérience : une revendication centrale
Pour la CGT, cet accord ne peut être complet sans la reconnaissance de l’expérience acquise sur les postes.
Nous revendiquons une évaluation claire et lisible, reposant sur une échelle à cinq niveaux, allant du salarié débutant au salarié expert.
L’expérience, les compétences développées et l’investissement au quotidien doivent enfin être pris en compte.
C’est une question de justice et de respect du travail réel.
6 ans, c'est déjà trop long !
La CGT est claire.
La direction doit finaliser cet accord et le déployer sur l’ensemble des sites français avant la fin de l’année 2026.
Attendre plus longtemps serait irresponsable.
Honorariat Cadres : un dossier au point mort
Des engagements pris, mais aucun retour
Après l’évolution de l’honorariat OETAM dans le cadre de l’accord GEPP finalisé au premier semestre 2025, la CGT a proposé d’ouvrir les discussions sur l’honorariat cadres.
Il avait été acté de se revoir en commission au second semestre 2025 afin de définir de nouveaux critères.
Depuis ? Plus rien.
Le temps passe, mais les réponses ne viennent pas.
Des critères fondés sur le travail, pas sur l’âge
Pour la CGT, l’honorariat ne doit plus être lié à l’âge.
Il doit reposer sur les compétences, l’investissement professionnel et la reconnaissance du travail fourni.
Il doit pouvoir être attribué à la demande du ou de la salarié·e, avec validation du manager et de l’HRBP.
Les dossiers s’accumulent. Les salarié·e·s attendent. Mais les réponses tardent.
Les qualifications OETAM et l’honorariat cadres sont des sujets majeurs. Ils méritent mieux que des reports successifs.
La CGT demande à la direction de revenir rapidement vers les organisations syndicales et les salarié·e·s.
Nous exigeons l’ouverture de véritables négociations et la fin de l’enlisement de ces dossiers essentiels.