Chiffre d'affaires du groupe (en millions d'€)

Des résultats financiers qui contredisent le PSE !
Les résultats publiés pour le 1er semestre 2026 sont particulièrement révélateurs :
- +9% de chiffre d'affaires par rapport au 1er semestre 2025
- +18% d'EBIDTA (résultat opérationnel avant amortissements)
- Un ratio d'endettement de 2,8x l'EBIDTA, inférieur aux plafonds fixés par les créanciers pour fin 2027 (3,25 pour l'USPP et 3 pour S&P)
Sur la base de ces résultats, les estimations pour fin 2026 :
- 5,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires soit +15% par rapport à 2024
- 675 millions d'euros d'EBITDA, soit +25% par rapport à 2024.
Des résultats en progression, une situation financière qui s'améliore et pourtant, la direction maintient son projet de suppressions d'emplois !
Des Difficultés économiques qui restent à démontrer !
L'expert rappelle que l'appréciation des difficultés économiques doit s'appuyer sur les résultats de la période concernée par les licenciements envisagés (2026), en comparaison de l'exercice précédent (2025). Les données disponibles montrent une amélioration des performances du groupe.
A ce stade, l'analyse de notre expert ne permet pas d'établir que les performances financières ou le niveau d'endettement du groupe justifient le projet de licenciement collectif.
Des documents complémentaires sont nécessaires pour approfondir l'analyse et vérifier des fondements économiques du PSE.
EBIDTA du groupe (en millions d'€)
2022 et 2023 : des années exceptionnelles utilisées comme référence !

L'expert mandaté par la CGT souligne une contradiction majeure dans l'argumentation de la direction.
Roquette s'appuie sur les performances de 2022 pour justifier son PSE.
Or, dans son propre rapport financier 2024, le groupe reconnaît que 2022 et 2023 ont été des années exceptionnelles, liées à la sortie de crise sanitaire et à la guerre en Ukraine.
Le groupe indique lui-même que 2024 correspond à un retour à une situation plus normale.
Et même auprès ce retour à la normale, les performances restent supérieures à celles enregistrées avant ces deux années exceptionnelles.
Il est inacceptable de prendre comme référence des années exceptionnellement favorables pour justifier aujourd'hui des licenciements !
Pour la CGT, une question existentielle demeure :
Pourquoi supprimer des emplois alors que les résultats progressent ?
La direction doit apporter des réponses précises, transparentes et vérifiables.
Les salariés ne doivent pas payer le prix de choix stratégiques dont la nécessité économique reste à démontrer.
SALARIÉ·E·S, NOTRE AVENIR NOUS APPARTIENT !
Depuis le début, la CGT Roquette défend une position claire :
Tout doit être mis en œuvre pour préserver les emplois et éviter les licenciements contraints.
Les résultats financiers présentés renforcent notre détermination à contester ce PSE et à exiger de véritables alternatives.
En tant que salarié·e·s, nous avons collectivement le pouvoir de nous faire entendre !